Les métiers de l’aménagement du territoire et du cadre de vie
La protection de l’environnement est devenue une préoccupation pour les villes, les départements, les entreprises, etc., qui ont besoin d’être conseillés et soutenus dans leur action. Là encore, des professionnels sont nécessaires pour les assister : conseiller environnement, juriste spécialisé... Depuis quelques années, une panoplie de métiers ont trouvé leur place dans le cadre d’une amélioration de la qualité de vie.
Aménager le cadre de vie
Paysagiste
Dans le cadre d’un projet de construction ou de réhabilitation d’un quartier, le paysagiste intervient pour créer un cadre d’ensemble harmonieux en respectant le site dans lequel s’intègrent les nouvelles constructions. Doté d’une grande créativité et d’un sens de l’esthétisme, il conçoit également des espaces verts en collaboration avec un horticulteur.
Profil : en sortant de l’ENSP (Ecole nationale supérieure du paysage) de Versailles ou de l’Ecole d’architecture et de paysage de Bordeaux (EAPB), vous obtiendrez le titre de paysagiste DPLG (diplômé par le gouvernement). L’Ecole nationale d’ingénieur de l’horticulture et du paysage d’Angers délivre un diplôme d’ingénieur- paysagiste.
Urbaniste
L’urbaniste travaille en relation étroite avec les élus sur les politiques d’aménagement et la conception des programmes pour améliorer le cadre de vie. Pour étudier l’impact des projets d’équipement et de construction, il collecte des données démographiques, économiques, sociologiques... et recherche les solutions possibles. L’urbaniste peut également être amené à gérer des problèmes urbains comme celui des transports.
Profil : Les urbanistes sont issus d’études de géographie, de sociologie, de droit, d’architecture... ou d’ingénieur et ont complété leur formation par un troisième cycle en aménagement et urbanisme.
L’inspecteur des sites propose des mesures de protection pour les sites classés, comme les falaises d’Etretat, la forêt de Fontainebleau... voire des constructions du patrimoine architectural, dont il a la responsabilité.
Profil : une formation de de paysagiste, architecte-urbaniste ou géographe. Un goût pour les paysages, les contacts humains, le dessin et aussi l’écriture : « Un dossier bien écrit constitue un atout face à une commission qui traite des affaires administratives à longueur d’année. »
Informer, communiquer, sensibiliser et conseiller
Chargé de communication environnement
Les problèmes de pollution de l’air et de gestion des déchets font partie des préoccupations des citadins qui, aujourd’hui, souhaitent être informés sur ces questions. C’est la raison pour laquelle les entreprises, notamment dans le secteur de la chimie et les collectivités publiques, ont dû créer des postes de chargés de communication environnement.
Profil : niveau bac + 4 ou 5 en communication, relations publiques. Une formation initiale scientifique en biologie ou en écologie complétée par une formation en communication est très recherchée. Diplôme d’écointerprète.
Les éco-conseillers
Diplômés de l’Institut Eco-conseil de Strasbourg, les éco-conseillers travaillent pour 39 % d’entre eux dans les collectivités territoriales. « Les responsabilités varient selon la nature du poste, explique Céline Liébaut-Janin, responsable de l’Asfec (Association française des écoconseillers). Un quart des éco-conseillers est non seulement responsable d’un service et d’une politique environnement, mais aussi rattaché au secrétaire général de la mairie pour conseiller et travailler sur la dimension environnementale de tous les dossiers. D’autres ont une mission précise : en ce moment, c’est le problème des déchets qui fait recette dans les collectivités. Certains partagent leur temps entre différentes PME-PMI qui ne peuvent pas s’offrir un éco-conseiller à plein temps. » www.ecoconseil.org
Juriste en droit de l’environnement
Le droit de l’environnement ne cesse de s’étoffer d’année en année. Les directives européennes sont largement responsables de cette jungle législative en perpétuelle évolution dans laquelle entreprises et collectivités locales se retrouvent difficilement. C’est là qu’intervient le juriste environnementaliste qui connaît parfaitement la législation sur la protection de l’environnement et suit de près son évolution.
Profil : posséder une solide formation dans les différentes matières du droit et y ajouter une spécialisation en droit de l’environnement : bac + 5 ou au-delà.
Animateur nature
L’animateur nature accompagne, encadre, anime des groupes (scolaires, touristiques...) auxquels il fait découvrir des sites naturels et qu’il sensibilise à la protection de la faune et de la flore. Il imagine des activités de découverte ou d’étude de milieux naturels (stage de minéralogie, géologie, ornithologie, étude d’écosystème, circuits thématiques de découverte...).
Profil : bac + 2 à bac + 4/5 dans le domaine de la biologie et de l’environnement, comme le BTSA gestion et protection de la nature, option animation nature. Une bonne stratégie consiste à compléter son cursus par une formation à l’animation délivrée par le ministère des Sports : Bafa, Defa ou BEATEP. Le DUT carrières sociales, spécialisation animation et médiation scientifiques de Tours (pour les titulaires d’un premier cycle universitaire scientifique ou technique) et la formation professionnelle d’éco-interprète du CPIE de la Bresse du Jura (Franche-Comté) dont l’objectif est de former des responsables pédagogiques ou des responsables de projet.
Formateur
Au-delà du rôle de sensibilisation et d’information qu’il partage avec l’animateur, le formateur intervient dans les centres professionnels de formation. Il a pour mission essentielle d’organiser des stages thématiques à destination des professionnels (ingénieurs et cadres de l’industrie, de l’ingénierie, des collectivités territoriales, de l’administration...) qui souhaitent s’initier à un domaine spécifique ou se perfectionner dans un secteur de l’environnement (industriel, urbain, rural...). Il doit suivre de près l’évolution juridique et technique de l’environnement afin de proposer et de développer des stages correspondant à la demande et aux nouveaux besoins. La plupart des formateurs ont derrière eux une longue et solide expérience dans le secteur de l’environnement.
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